Pour la réunion du 5 novembre 2025, par P.B.
L’éducation populaire, son histoire
A grands traits : quelques points d’appui pour nourrir notre réflexion
Il m’arrive parfois de dire à mes interlocuteurs que l’Amicale laïque de Concarneau (87 ans) se situe dans la lignée de l’éducation populaire ... Et le terme surprend : « éducation populaire ! »
« Seul un esprit éduqué peut comprendre une pensée différente de la sienne, sans la cautionner pour autant », disait Aristote.
Quelles représentations avons-nous chacune et chacun lorsque nous parlons d’éducation populaire ?
J’ai souhaité approfondir la notion, en replongeant dans l’histoire, avec en tête ce que j’avais perçu dans les yeux de mes interlocuteurs : l’éducation populaire relèverait-elle d’un autre temps ?
Plan : définition, histoire, 3 courants, Vichy, Libération, CESE
Définition : L’« éducation populaire » : est-elle un prolongement de l’école, un complément, une critique parfois, … une proposition de formation permanente en direction de la jeunesse ou des adultes, tout au long de leur vie … ou autre chose ? Wikipédia parle d’une éducation non-formelle, en dehors des cadres d’apprentissage traditionnels. Qu’en est-il ?
Prenons la définition des CEMEA : les Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active
– L’Éducation populaire est un courant de pensée qui vise à promouvoir une éducation amenant une transformation sociale en dehors des institutions traditionnelles d’enseignement.
4 piliers fondent son action : l’émancipation, la coopération, la solidarité, la justice.
Les CEMEA considèrent l’Éducation populaire comme un outil d’évolution, à la fois, individuel et collectif, donc une démarche politique. Sa méthode : placer les personnes au cœur de leurs apprentissages.
Pour Jean-Claude Richez, historien et spécialiste de la question : l’éducation populaire se caractérise par 2 buts :
– * « favoriser l’accès du plus grand nombre à la culture »
– * « favoriser l’accès aux savoirs et à la culture comme condition de l’exercice de la citoyenneté »
Un double objectif donc : individuel et citoyen
Qu’en est-il à l’étranger ? Il existe des formes d’éducation populaires propres à chaque pays, chacune attachée à l’histoire, aux grandes questions de société et aux mentalités nationales.
Histoire :
Quelle est l’origine de l’éducation populaire en France ?
Les principaux auteurs sur ce sujet en situent l’origine à l’époque des Lumières, au 18ème siècle ; il s’agissait de lutter contre l’obscurantisme. Comment ? Par l’instruction … Voilà qui ne nous surprend pas.
J.J. Rousseau s’est attaché à combattre les normes du moment : la religiosité, l’autorité illégitime, l’ignorance, les entraves à la liberté. Concernant les enfants, par exemple, il préconisait de ne pas traiter l’enfant comme un moyen de cultiver ces normes sociales, mais comme une fin absolue (Note : Françoise Dolto dira, en 1981, que l’enfant est une personne).
Denis Diderot s’est opposé à l’absolutisme, à la monarchie de droit divin, aux atteintes à la liberté du travail et à la guerre ; avec d’Alembert, il a eu le souci de faciliter l’accès à la culture, en particulier en organisant les savoirs et les sciences.
Leur idée commune, sous-jacente : pas de démocratie du pouvoir sans démocratie du savoir.
Leur proposition va même plus loin : cette éducation, pour être pertinente, devait se faire par le peuple, et pour le peuple. => Objectif : ne plus être dépendant de ceux qui possèdent le savoir ou qui déclarent le posséder.
« L’inégalité d’instruction est une des principales sources de la tyrannie. » disait Nicolas de Condorcet (1791-1792), et alors qu’on pensait le contraire à son époque, il ajoutait : « L’instruction doit être la même pour les femmes que pour les hommes. »
1793 : Louis Portiez, (député de l’Oise), à la Convention, préconisait les voyages, la défense de l’art, la découverte de la nature, les visites d’entreprises …
Le souci : comment faire prendre conscience à la population du 18ème siècle de la nécessité d’une éducation quand seulement 25 à 30 % des enfants fréquentaient une école, … encore moins pour les filles et dans les campagnes ?
Connaître les lois et les principes, le pourquoi des lois, leur élaboration, le comment de leur application, dépasser les routines et le « Un roi, une foi, une loi » de l’ancien régime, aller à la découverte des sciences, savoir aborder les écrits, les spectacles ... avec un minimum d’esprit critique, le tout dans un pays essentiellement rural. (Condorcet le développe dans la troisième partie des Cinq mémoires sur l’instruction publique)
Pierre Crépel, historien des sciences, pondère : « Bien que Condorcet ait travaillé sur les fondements de l’éducation populaire : acquérir une autonomie de pensée, aux 19ème et 20ème siècle, peu d’acteurs de l’éducation populaire ont pris en compte ses travaux. »
Même si la Révolution française avait provoqué un grand brassage d’idées, il ne suffit pas de claquer des doigts pour que les meilleurs vœux se réalisent.
Trois courants :
L’idée va tout de même cheminer et, vers la fin du 19ème siècle, l’éducation populaire va se développer et prendre 3 directions distinctes : le versant chrétien social, le versant ouvrier et révolutionnaire, et le versant laïque.
– Le versant chrétien social : il entend lutter contre la misère et la pauvreté, avec une connotation morale.
– les Ecoles du Dimanche pour les enfants pauvres (1814 à 1830)
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– 1830 : apparaît l’idée d’hygiénisme : les patronages paroissiaux développent les sociétés de plein air, de gymnastique, l’instruction militaire …
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– 1882 : se développe le « personnalisme », inventé par le pasteur Albin Mazel, repris par Charles Renouvrier en 1903 : cultiver le primat de la personne. « La personne est ce qui ne peut être répété deux fois », dira plus tard Emmanuel Mounier.
– C’est l’époque où naît le journal Le Sillon, (Marc Sangnier 1894). Il va porter un mouvement qui prône l’échange, la démocratie ; il combat l’exploitation des femmes, etc...

En décalage avec la doctrine de l’Église, ce mouvement sera finalement condamné par le pape Pie X pour « modernisme », et il s’autodissoudra en 1910.
– 1901, à Concarneau, c’est la création des Abris du marin (Jacques de Thézac)

Moi je rallie l’Abri le plus souvent que je peux … (alcoolisme) … maintenant nous savons nous réfugier dans tous les ports de la côte depuis que nous avons l’Almanach …
– Celui du Passage-Lanriec (inauguré le 27 janvier) proposait de la gymnastique, des jeux, de la menuiserie, de la lecture et des études. Celui du quartier de la Croix sera inauguré quelques semaines plus tard.
- 1909 : Le scoutisme (protestant), importé de Grande Bretagne, apparaît en France.
– La première auberge de jeunesse ouvre vers 1920, à l’initiative de Marc Sangnier (chez lui, à Bierville en Seine-Maritime).
– L’éducation populaire chrétienne prend un autre essor en 1925 : ce sera l’année de fondation de la JOC et de la JAC à vocation sociale, de la JEC en1929.
– En 1961, naîtra le Mouvement rural de la jeunesse catholique (MRJC) (qui se définira plus tard, en1966, chrétien plutôt que catholique). Il se définit ainsi :
Le MRJC (Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne) est une association d’éducation populaire gérée et animée par des jeunes de 13 à 30 ans sur un mode collégial et démocratique. Le mouvement accueille les jeunes ruraux, sans distinction d’origine, de genre, de conviction ou de religion, et rejette toute forme de discrimination.
Son action vise à permettre à chacun et chacune de vivre une expérience d’engagement citoyen, de développer son autonomie et de prendre des responsabilités au sein de la vie associative et des territoires ruraux. Dans une perspective de transformation sociale, le MRJC développe des projets collectifs autour de thématiques telles que l’agriculture et l’alimentation, la citoyenneté, la création d’activités, le développement local, l’économie solidaire, l’interculturalité et la spiritualité. Il soutient les projets des jeunes : emploi, logement, mobilité ...
Vous noterez la proximité avec les mouvements laïques que nous connaissons.
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– Le versant ouvrier et révolutionnaire : il entend lutter contre le capitalisme et promouvoir une culture et des valeurs propres à la classe ouvrière. Son origine : les divers groupements - amicales, mutuelles et coopératives des années 1810-1820 -, qui s’étaient créés pour contourner l’interdiction des syndicats par la loi Le Chapelier (1791). https://www.laicite-aujourdhui.fr/?LA-LIBERTE-DE-S-ASSOCIER-806
– Dans les années 1890, seront créées les Bourses du travail, véritables temples de la classe ouvrière, avec des services d’entraide, des bibliothèques, des cours du soir : y sont étudiées l’économie, la philosophie, l’histoire... : des outils d’émancipation politique et culturelle, de prise de conscience de la condition des ouvriers, face aux inégalités et aux conséquences sociales très dégradées provoquées par l’industrialisation (Charte d’Amiens 1912 : l’identité, l’autonomie syndicaliste).

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– Le versant laïque : avec une volonté sous-jacente d’établir une République solide : ce sera une proposition d’éducation pluridisciplinaire des adultes sur les temps de loisir.
– Le but : créer les conditions du progrès social : construire une société plus juste, plus démocratique et solidaire. Comment ? Par l’accès au savoir, l’accès aux droits, le développement de la pensée critique et de la capacité d’action de chacun dans la société …
– Un fil conducteur : l’émancipation de chaque citoyen. L’éducation populaire se proposera d’abord d’être un complément de l’école publique, … pour la jeunesse comme pour les adultes …
– C’est ainsi qu’en 1866 Jean Macé rédige le Manifeste de la ligue de l’enseignement « pour faire cesser l’ignorance du peuple ». La Ligue de l’enseignement va proposer : des cours de rattrapage pour les adultes illettrés, des conférences ; elle va créer des bibliothèques populaires, mais aussi œuvres de solidarité (mutuelles) …
– Instituteurs et institutrices s’engagent dans le périscolaire, conçu comme une continuité à l’école obligatoire, sur la base des valeurs de la République (cf. formation Ecole normale).

– 1867 Cours d’adultes
– 1884 : l’ affaire Dreyfus révèlera la difficulté à faire éclater la vérité et l’importance, la nécessité de l’instruction et de l’éducation
A Rouen

Ernest-Antoine Zacharie (1899)
Les symboles : la République offrant des livres, symboles des savoirs, à des adolescents tout juste sortis de l’école primaire : des artisans, ouvriers et paysans qui portent fièrement les outils de leur état, mais se jettent avidement sur la culture qui leur est, même après l’école obligatoire, généreusement distribuée. Au fond, le coq dans le soleil levant.
– Le second Empire freinera cet élan : seules les réunions publiques qui ne parlent ni de religion, ni de politique seront autorisées. Bien sûr, l’interdit est rapidement contourné.
– La réflexion lors de ces débats discrets mènera au développement des idées de la Commune de Paris. A titre d’exemple : en 1871, les communards décrèteront déjà que l’enseignement sera laïque et gratuit, et que l’enseignement professionnel sera assuré par les travailleurs eux-mêmes.
– Ferry (1881-1882) ramènera l’ensemble sous le contrôle de la République.
– Note : c’est aussi l’époque où Léon Bourgeois développera le solidarisme.
1899 : Georges Deherme, un ouvrier sculpteur sur bois et typographe, fonde les universités populaires : il prône un partage des savoirs fondé sur des valeurs :
– la laïcité, la solidarité, la tolérance, le respect mutuel,
– le plein exercice de l’esprit critique et de la citoyenneté,
– une totale indépendance par rapport aux partis politiques, aux institutions religieuses et idéologiques,
– une ouverture à tous, sans condition de diplôme, d’origine ou de lieu de résidence,
– un fonctionnement associatif, démocratique et transparent.
Chacun de ces 3 courants évoluera à sa manière.
Dans l’entre-deux-guerres, les associations d’éducation populaires vont se spécialiser : culture (ciné-clubs, théâtre, musées à vocation populaire … Jean Zay), sports, loisirs, centres de vacances, scoutisme, auberges de jeunesse …
– 1936 : le gouvernement du Front populaire instaure la loi des 12 jours de vacances payées, la semaine de 40 heures tandis que la scolarité est portée à 14 ans.
– 1938 : Léo Lagrange prendra la présidence du Centre laïque des auberges de jeunesse.
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Qu’en sera-t-il sous le régime de Vichy, sous « Le nouvel ordre moral » ?
Les jeunes vont être sollicités par les organisations collaborationnistes, l’Eglise et la Résistance.
Trois dispositifs d’éducation populaire seront créés : les chantiers de jeunesse pour remplacer le service militaire (6, puis 8 mois), les écoles de cadres et les maisons des jeunes. Leur objectif : développer l’idéologie de la Révolution nationale. L’ordonnance du 2 octobre 1943 crée l’agrément « Jeunesse et éducation populaire ». La Ligue de l’enseignement a été interdite en 1942. De fait, les associations qui obtiennent cet agrément se placent sous la tutelle de l’État par le biais des subventions plus facilement obtenues.
C’est le début d’une institutionnalisation de l’éducation populaire (institutionnalisation qui sera reconduite après la Libération).
• Sur cette période, en réaction, se créent les Francas (1944) : l’objectif : « Construire un monde de paix dans lequel les enfants auraient toute leur place : « Au lieu d’être spectateurs immobiles ou simples auditeurs, garçons et filles, de tout leur être, participent à leur propre éducation ». Dans le maquis du Vercors naît Peuple et Culture qui entend promouvoir le droit à l’éducation et à la culture pour tous, et tout au long de la vie, dans le but de réduire les inégalités sociales. Ces 2 courants naissent dans la clandestinité : « Rendre la culture au peuple et le peuple à la culture », tel est leur manifeste.
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• Dès la Libération, traumatisés par l’impuissance des valeurs républicaines et de l’instruction transmise par l’école pour enrayer le fascisme, les refondateurs de l’Éducation nationale décident de créer une direction de l’éducation politique, des jeunes et des adultes. Le 10 août 1944, le Gouvernement provisoire de la République Française crée un agrément Jeunesse et Éducation populaire.
Les conditions requises : le respect de certains principes : la liberté de conscience, la non-discrimination, le fonctionnement démocratique, la transparence de la gestion et l’absence de buts lucratifs. Il s’agit de refonder solidement la république. Le Conseil national de la Résistance (CNR) avait inscrit l’éducation populaire dans son projet républicain. Se développeront les CEMÉA, les Foyers ruraux, les Maisons des jeunes et de la culture (MJC).

• A partir de 1948, avec la création de la Direction générale de la jeunesse et des sports, la dimension politique des associations d’éducation populaire s’étiolera petit à petit.
3 février 1959, de Gaulle crée le Ministère de la Culture et l’attribue à André Malraux. Pour lui, c’est la création qui prime. Le but : l’image, le rayonnement de la France dans le monde. Désormais la pratique du théâtre amateur dépendra du ministère de la jeunesse, alors que le théâtre de « création » passe au ministère de la culture. Plus de pédagogie de la démocratie. C’est la période où les organismes d’éducation populaire vont glisser vers l’animation socio-culturel et se cantonneront davantage aux loisirs.

La professionnalisation les rendra de plus en plus dépendants de leurs financements : l’éducation populaire va glisser progressivement vers des systèmes de contractualisation : les administrations font des offres … qui deviendront un passage obligé pour que les associations puissent pérenniser leurs emplois, abandonnant leur projet politique.

1960 environ : stage à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP).
L’enseignant bénévole et son auditoire populaire ont laissé la place au collectif des animateurs et animatrices, professionnels dûment formés à l’encadrement extrascolaire de la jeunesse.
– 1968 : développement des éducateurs, animateurs socio-culturels
– 1981 : expérience avortée du « temps libre » André Henry (syndicaliste) ministre de 1981 à 1984 sous Pierre Mauroy
– 1980- 1990 : l’éducation populaire se relance, indépendamment des grandes fédérations de plus en plus proches de l’animation et des loisirs (Les partis et les syndicats se sont affaiblis sur le plan de la formation). Ce mouvement, porté par de petits collectifs militants, développe une politique plus radicale destinée au adultes (conférences gesticulées … ATTAC … féministes ... petits groupes informels, débat mouvant ...
Au fil de ces années, le secteur sera de plus en plus institutionnalisé et fractionné : reconnaissance et subventionnement seront liés, professionnalisation, spécialisation des animateurs, … Pour certaines structures d’éducation populaire, le citoyen devient un « public » à conquérir. Le modèle économique prend le pas sur les pratiques, les fonctionnements sont pensés à court terme, et les appels à projet se multiplient ; ils tendent à court-circuiter tout aspect politique. Le citoyen n’est-il pas devenu parfois un « client » ?
Néanmoins, des initiatives perdurent, qui se soucient de conscientisation, d’émancipation de l’individu, de son action possible, avec toujours en toile de fond la transformation sociale. Ils sont parfois perçus comme subversifs, mais l’idée originelle perdure, portée par des associations, des militants, des artistes, des éducateurs et des collectifs citoyens.
Avant de lancer le débat : Qu’en est-il aujourd’hui ?
Je vous livre l’analyse du CESE : 28/05/2019
« L’éducation populaire n’a rien perdu de son héritage fondateur : celui d’une société inclusive qui garantit à chacune et chacun l’exercice d’une citoyenneté pleine et entière dans la République. L’enjeu de cet avis est de mettre en lumière sa modernité notamment au regard des débats sur la participation citoyenne aux décisions publiques. Il propose vingt préconisations concrètes pour restaurer et valoriser ses démarches, permettre aux multiples actrices et acteurs de sortir de l’invisibilité. Elles s’articulent autour de cinq grands axes : investir dans les politiques publiques d’éducation populaire pour contribuer à réconcilier la société ; développer le lien social pour conforter la citoyenneté ; sécuriser le modèle économique (solidarité ? Etat providence dans trois fonctions : régulation, allocation, redistribution) ; former les différents acteurs et reconnaître leurs compétences ; favoriser l’engagement et renouveler la gouvernance.
Transformer la fraternité et la solidarité en actes : voilà ce que le fait associatif représente dans notre pays, depuis plus de 120 ans. Cet engagement, à la fois civique et politique, est porté par 1,5 millions d’organisations et 20 millions de bénévoles partout sur notre territoire. »

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Les débats ont porté sur :
Education populaire et économie sociale et solidaire
Le sens du mot Education
Les initiatives, de plus en plus tributaires du payeur (collectivités, entreprises …) ; les principes initiaux ne sont plus partagés. L’initiative devient ce que veut le payeur (Politique, sponsor … cf. concours de toutes sortes, y compris celui du Ministère auquel nous participons !). L’éducation populaire n’est plus un complément tel que le souhaitait Léo Lagrange et bien d’autres.
Le parallélisme entre éducation populaire et évolution de la société ; la chute des initiatives collectives du fait de l’isolement croissant des citoyens et de l’éloignement du souci de l’intérêt général. L’éducation populaire n’arrive plus à compenser les manques des institutions.
Le paradoxe du CLVA (conseil local de la vie associative) qui œuvre à « recruter » des « bénévoles ».
De la formation permanente à des formations centrées essentiellement sur l’organisation, l’intérêt de entreprises
La recherche d’autonomie, les MOC et l’ « empowerment », avec ses dérives
Instruction / Education (cf. Condorcet)
La place de la mémoire, du raisonnement, le déclin de la réflexion personnelle depuis l’arrivée de l’Intelligence artificielle.
L’effacement progressif de nos bases communes
La rupture qu’a créée la Révolution française : les projets devenus possibles, les règles nécessaires, le progrès en ligne de mire … Comment ?

Les sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire
Frédéric Chateigner, « « Éducation populaire » : une brève histoire en images », Diversité [En ligne], 206 | 2025, mis en ligne le 22 avril 2025. URL : http://journals.openedition.org/diversite/4804
https://www.upvaldrome.com/universites-populaires.html
https://www.google.fr/books/edition/Une_histoire_de_l_éducation_populaire/b7TbDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PT3&printsec=frontcover
https://www.laicite-aujourdhui.fr/?Leon-BOURGEOIS-et-la-solidarite
https://www.laicite-aujourdhui.fr/?LA-LIBERTE-DE-S-ASSOCIER-806
https://www.lecese.fr/travaux-publies/leducation-populaire-une-exigence-du-21eme-siecle
