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	<title>La R&#233;publique ne reconna&#238;t aucun culte. Pourquoi ? - commentaires</title>
	<link>https://www.laicite-aujourdhui.fr/?La-Republique-ne-reconnait-aucun</link>
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Que penser de cette R&#233;publique qui conna&#238;t les cultes et qui, en 1905, d&#233;cide de ne plus les reconna&#238;tre ? Pour la r&#233;union du 7 mars 2012 par P.B. Le 17 octobre 2012 se r&#233;unissait la conf&#233;rence des responsables des cultes en France sur le th&#232;me : &#171; V&#233;cu et promesses de la la&#239;cit&#233; dans le cadre de la loi de 1905 &#187;. Je vous en ai transmis la synth&#232;se et les perspectives r&#233;dig&#233;es par le pasteur Baty, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration protestante de France. Je les ai d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;es ici en vous (&#8230;)
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	<language>fr</language>
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        <title>La R&#233;publique ne reconna&#238;t aucun culte. Pourquoi ?</title>
        <link>https://www.laicite-aujourdhui.fr/?La-Republique-ne-reconnait-aucun#comment497</link>
        <dc:date>2018-04-20T14:35:47Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Conna&#238;tre ... surtout ne pas m&#233;conna&#238;tre. Pour notre R&#233;publique la&#239;que, neutralit&#233; n'est pas passivit&#233;. &lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Comme pour toute association, les dirigeants de notre pays se doivent de conna&#238;tre les pratiques religieuses et leurs &#233;volutions&#160;: 1/ en &#233;tant attentifs aux expressions des responsables des diff&#233;rents cultes dans les m&#233;dias &lt;i&gt;(garanties par la loi de 1881)&lt;/i&gt;, 2/ en les recevant au besoin, au m&#234;me titre que toute autre organisation. &lt;i&gt;Notons que pour eux, il existe m&#234;me un acc&#232;s privil&#233;gi&#233;&#160;: le bureau des cultes au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Pierre Bleuzen</dc:creator>
    </item>

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        <title>La R&#233;publique ne reconna&#238;t aucun culte. Pourquoi ?</title>
        <link>https://www.laicite-aujourdhui.fr/?La-Republique-ne-reconnait-aucun#comment496</link>
        <dc:date>2018-04-20T10:11:20Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Je cherchais depuis quelque temps ce qu' on entendait dans la loi par &#034;reconnaitre&#034; et votre article l'&#233;claire de fa&#231;on tout &#224; fait satisfaisante. Apr&#232;s il reste depuis l'origine une probl&#233;matique&#160;: &#224; peu d'ann&#233;es de distance a &#233;t&#233; cr&#233;e la loi sur les associations, et , justement ce que nous nommons &#034;religion&#034; n'est au final qu'une forme d'association un peu particuliere (il me semble d'ailleurs que la loi sur les association &#233;voque le cas des associations cultuelles)&#160;; Et vient forc&#233;ment des moments o&#249; il y a interf&#233;rence entre l'objet d'une association et l'espace public&#160;; Qu'il s'agisse d'association de p&#234;che, d'organisation du pardon de Saint Cucufan empruntant les chemins publics ou de pri&#232;res dans la rue ou autre... Et donc il faut bien , &#224; d&#233;faut de REconnaitre que la R&#233;publique par ses personnels &lt;i&gt;aie &#224; connaitre&lt;/i&gt; tel ou tel aspect de la pratique religieuse.&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Jeep</dc:creator>
    </item>

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        <title>La R&#233;publique ne reconna&#238;t aucun culte. Pourquoi ?</title>
        <link>https://www.laicite-aujourdhui.fr/?La-Republique-ne-reconnait-aucun#comment294</link>
        <dc:date>2014-10-18T20:50:02Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;G.L.DUPRAT,&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Sur la tol&#233;rance, extrait du livre&#160;: &#171;&#160;la morale psycho-sociologique. 1912 O. DOIN &#233;diteur.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Pages 68-71.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
&#171;&#160;De nos jours, l'obligation de la pri&#232;re est l'une des plus imp&#233;rieuse pour la plupart des fid&#232;les, que l'on y joigne ou non certaines pratiques comme celle des ablutions ou des lustrations, que la pri&#232;re soit une demande particuli&#232;re ou une &#171;&#160;action de gr&#226;ces&#160;&#187; ou une &#233;l&#233;vation mystique de l'&#226;me vers son cr&#233;ateur. Les chr&#233;tiens catholiques y ajoutent le devoir de &#171;&#160;rechercher p&#233;riodiquement des sacrements&#160;&#187; dont certains comportent une confession auriculaire pr&#233;alable. Le croyant a ainsi un plus ou moins grand nombre de prescriptions ou de prohibitions &#224; observer scrupuleusement. Ce qui int&#233;resse la vie morale c'est l'&#233;l&#233;vation spirituelle et l'examen de conscience, car nul &#234;tre raisonnable ne saurait se passer de r&#233;flexion sur lui-m&#234;me, d'appr&#233;ciation aussi impartiale que possible de ses actes et de ses intentions, d'attention accord&#233;e &#224; l'id&#233;al moral et &#224; ses exigences. Mais les m&#339;urs religieuses qui imposent ces pratiques peuvent ais&#233;ment se s&#233;parer de la participation &#224; des c&#233;r&#233;monies et de la subordination &#224; un corps sacerdotal. On peut donc concevoir une moralit&#233; sans incorporation dans une Eglise, quels que soient pour bien des esprits faibles les avantages moraux de cette int&#233;gration, sans ob&#233;issance &#224; des prescriptions strictement religieuses.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
La diff&#233;renciation sociale a rendu la conscience religieuse de moins en moins exigeante en ce qui concerne les rapports entre les fid&#232;les et les m&#233;cr&#233;ants. La haine de l'h&#233;r&#233;tique n'est plus obligatoire pour la plupart des fid&#232;les civilis&#233;s&#160;; seuls des semi-barbares &#233;prouvent du m&#233;pris pour les infid&#232;les et souhaitent leur extermination. Peu &#224; peu s'&#233;tablit au contraire, m&#234;me dans les c&#339;urs p&#233;n&#233;tr&#233;s de foi religieuse, le sentiment d'un devoir de tol&#233;rance, nettement oppos&#233; au fanatisme d'autrefois. La pers&#233;cution religieuse avait pour point de d&#233;part, en l'absence de toute parent&#233; mystique entre les croyants et les infid&#232;les, cette conviction que le dogme dont on se r&#233;clamait avait une valeur exclusive&#160;; que le Dieu r&#233;v&#233;r&#233; &#233;tait non seulement le seul vrai, mais &#233;tait de plus un Dieu jaloux supportant malais&#233;ment l'injure &#224; lui faite par les adorateurs de fausses divinit&#233;s&#160;; qu'enfin l'extermination des h&#233;r&#233;tiques &#233;tait le seul moyen d'emp&#234;cher la propagation d'un mal redoutable. D'une fa&#231;on corr&#233;lative, le devoir de tol&#233;rance se fonde 1&#176; sur l'absence de certitude dogmatique, 2&#176;sur la conception d'une divinit&#233; plus morale que vindicative, 3&#176; sur le respect de la valeur intellectuelle de la dignit&#233; morale de chaque individu raisonnable. Cependant la tol&#233;rance &#224; l'&#233;gard de la libre croyance n'est pas encore consid&#233;r&#233;e comme obligatoire par ceux auxquels leur Eglise ne permet pas la discussion des dogmes&#160;: admettre, disent-ils, qu'autrui puisse avoir une autre foi religieuse, c'est d&#233;j&#224; douter de la valeur &#171;&#160;incontestable&#160;&#187; de la r&#233;v&#233;lation dont on est cens&#233; b&#233;n&#233;ficier&#160;; c'est donc au point de vue dogmatique, commettre d&#233;j&#224; une faute presque aussi grave que celle de l'h&#233;r&#233;tique. Au point de vue social, les adversaires de la tol&#233;rance tirent leurs arguments surtout de l'anarchie morale qu'elle entra&#238;ne&#160;: la croyance ind&#233;pendante participe de l'orgueil humain&#160;; hors la foi doit humilier la superbe raison&#160;; quiconque tol&#232;re la discussion des articles de foi encourage la r&#233;volte de l'esprit humain (trop faible pour d&#233;couvrir la v&#233;rit&#233;) au d&#233;triment de l'ordre fond&#233; sur l'unit&#233; de croyance. A cette th&#232;se ultramontaine, les lib&#233;raux de nos jours r&#233;pondent en demandant plus encore que de la tol&#233;rance car, disent-ils, la tol&#233;rance suppose un Pouvoir ayant le droit de laisser penser librement ou d'emp&#234;cher les manifestations de la pens&#233;e ind&#233;pendante&#160;: hors nul pouvoir n'a le droit de s'opposer &#224; la recherche ind&#233;pendante, donc nul n'a vraiment &#224; la tol&#233;rer. Au lieu de tol&#233;rance, il faudrait parler de profond respect pour l'homme qui cherche vaillamment &#224; se faire une croyance personnelle. En effet, le devoir de tol&#233;rance n'est qu'un minimum impos&#233; pour r&#233;fr&#233;ner la tyrannie naturelle des convictions ardentes&#160;; le maximum que l'on n'ose exiger est la soumission de tous au devoir de rechercher, individuellement et en commun les bases d'une sorte d'unit&#233; morale fond&#233;e sur le respect sinc&#232;re de toutes les croyances religieuses ou antireligieuses. Nous trouverions tous dans l'accomplissement de ce devoir le fondement de &#171;&#160;l'unit&#233; morale&#160;&#187; et de la &#171;&#160;paix sociale&#160;&#187;.&lt;/p&gt;</description>
        
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