Identité(s), Identitaire(s)

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Pour la réunion du 8 juin 2022, par P. B. : larges extraits

Je lis dans Marianne du 27 avril dernier : Angela Davis, l’icône américaine des mouvements féministes et anti-racistes, était reçue lundi 25 avril, au Théâtre national de Bruxelles, pour débattre avec de jeunes militants et des associations. C’est la journaliste belge Safia Kessas, elle-même engagée contre les inégalités, qui avait été choisie pour animer la rencontre.
Il se trouve qu’elle a fait l’objet de menaces.

La raison ? Elle n’a pas la peau noire.
Certains militants antiracistes ont vécu ce choix de Safia Kessas comme un affront : « Ne sommes-nous pas, nous, les mieux placés pour discuter de la libération des peuples noirs de la domination blanche et capitaliste » ?

Angela Davis a répondu : "Le « focus sur les identités » entraîne des raccourcis".
Quant à la journaliste, elle a dû être placée sous protection policière !

En 2022, comment comprendre une telle situation ?
Disons-le d’entrée : nul ne pense avec sa peau, ni selon la couleur de ses yeux ou de ses cheveux.

Est-ce une question d’identité, comme le dit Angela Davis ?

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L’identité d’une personne :
C’est l’ensemble des traits ou caractéristiques qui permettent de reconnaître une personne et d’établir son individualité, sa singularité, ce qui la différencie de tout autre. Le mot « identité » vient du latin idem qui signifie « le même ». Nous restons le même individu toute notre vie.

Lalande disait, dans le Vocabulaire philosophique (1902), que l’identité s’appuie sur 3 notions : l’unité, la continuité, la ressemblance.

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Les différentes notions d’identités
(Quand l’adjectif vient, une fois de plus, profondément modifier le sens du substantif : identité légale, identité numérique, identité personnelle, identité sociale …)

L’identité légale : C’est l’identité au sens fort, ce qui figure sur la carte d’identité, laquelle peut être réalisée (elle n’est pas obligatoire) par les services de l’état civil à partir de la déclaration de naissance (qui, elle, est obligatoire). Y figurent depuis 1988 : nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité, sexe, taille, signature, numéro de carte, date de délivrance.

Un peu d’histoire : avant 1921, toute démarche administrative exigeait la présence de deux témoins. Pour remplacer cette pratique contraignante, le préfet du département de la Seine, Robert Leullier, a proposé la création d’une carte d’identité française. Mais, il fallait donner ses empreintes digitales, comme de vulgaires délinquants ! Sa proposition fut rejetée par une grande partie de la population.

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Quel est l’intérêt de cette carte d’identité ?
L’intérêt pour soi : la carte est officielle ; comme elle se réfère à une personne et à une seule, chacun est ainsi à même de prouver son identité, ce qui le protège des usurpations et des fraudes. Avec les renseignements qui y figurent, même si la personne évolue, la carte certifiera qu’elle est toujours la même dans la durée, différente de tous les autres individus.

Notez que la personne ne choisit aucune des données figurant sur la carte d’identité.

Dans le monde, une personne sur sept ne possède pas de carte d’identité. Elle n’existe donc pas pour l’administration de son pays.

L’intérêt de la carte d’identité pour l’administration d’un pays  : connaître ses ressources humaines pour 3 raisons essentiellement : les impôts, la police, et ... pour lever des soldats.

Un mot sur l’identité numérique : c’est d’abord l’adresse I.P., celle qui nous permet de nous connecter. A partir de cette inscription, notre identité, pour les autres, sera aussi l’ensemble des traces que nous laissons sur Internet : informations personnelles, informations liées à notre activité sur la toile (réseaux sociaux …) et au-delà : l’analyse combinée de toutes ces traces sur Internet, analyse qui nous échappe et qui circule parfois à notre insu.

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L’identité personnelle : Nous sortons du sens « fort » pour entrer dans la psychologie. L’identité personnelle est notre représentation de qui nous sommes. Elle est le fruit d’un processus, d’une histoire … une composition complexe aux origines multiples ; elle se construit depuis la plus tendre enfance, à partir de toutes sortes d’interactions, d’expériences, d’apprentissages, d’imitations, d’injonctions, de ruptures parfois. Y participent : l’environnement familial, le genre, le milieu économique et social, le quartier, les lois et coutumes du moment (cf. conflit culture de la famille / culture de l’école chez certains élèves musulmans), l’âge, et c …

Dantzig, l’écrivain, disait : « L’identité, si cela existe, est une imagination. Elle n’a pas de racines. Elle a une conscience ». Leibniz soulignait l’importance de la mémoire.
Erikson voit l’identité personnelle comme la recherche d’un sentiment d’harmonie avec soi-même, l’élaboration d’une unité personnelle, durable, capable de résister aux aléas, aux discontinuités qui peuvent s’opérer dans le temps.

Dans l’identité personnelle, deux aspects coexistent : l’un objectif, celui qui renvoie à la carte d’identité, l’autre subjectif, celui des représentations.

Notez que l’identité personnelle est en partie choisie.

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L’identité sociale : c’est le rapprochement, voire l’adhésion, à un (ou plusieurs) groupe particulier : je me sens proche de …, en partie semblable à … … et les autres me perçoivent comme tel. Il s’agit là d’appartenances en lien avec la représentation de soi : par la profession, la religion, des goûts, des affinités, des connaissances, une histoire, les loisirs, l’habitat, l’habillement, des comportements, des traditions … les critères sont sans fin.
En accentuant certaines appartenances, en en gommant d’autres, une solidarité de groupe se crée, avec des codes, puis des règles qui s’instaurent au fil du temps.

Notez que l’identité sociale est entièrement choisie :

Il y a un glissement de l’individuel vers le collectif ; c’est celle qui évoque le « nous ». L’identité sociale peut être aussi multiple que les critères choisis : un même individu peut se situer à la croisée de plusieurs cultures sans qu’aucune d’elles ne le détermine absolument ; l’identité sociale peut être provisoire, éphémère parfois. (Je pense à ces quelques mots que l’on fait prononcer aux mécaniciens concarnois qui interviennent dans des ports des Emirats arabes ou en Arabie Saoudite : ils appartiennent bon gré al gré à la communauté musulmane le temps du chantier)

Identité personnelle et identité sociale vont ainsi du plus objectif au plus subjectif. Ceci s’avèrera problématique lorsqu’il s’agira de faire société.

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LES IDENTITAIRES :
Il existe une grande diversité de groupes de personnes qui se déclarent ou se vivent « identitaires » : ce sont ces gens qui, individuellement ou collectivement, pensent leur vie à partir d’une caractéristique de leur identité : leur origine, leur genre, leur couleur de peau, leur appartenance … l’ethnie ou la race quelquefois … (Rappel : le mot race a été, mais pas entièrement, supprimé de notre Constitution). Qui sont-ils ?

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Les recherches renvoient aussitôt à Génération Identitaire : un groupe créé en 2012, connu pour ses incitations à la discrimination et à la haine, pour l’occupation du chantier de la grande mosquée de Poitiers, ses campagnes « anti-racailles » en 2013-2014, son action #StopMigrantsAlpes en 2018, un barrage pour arrêter les immigrés venant d’Italie, comme au col du portillon dans les Pyrénées en 2021, l’affaire du bar La Citadelle où des membres se livraient à l’apologie du 3ème Reich, l’occupation du toit de la CAF de Bobigny en 2019 : « De l’argent pour les Français, pas pour les étrangers » …

Génération Identitaire milite pour la défense de l’identité européenne, le rejet de l’islam et du racisme « anti-blanc ». Son origine : Bloc identitaire, Unité radicale, GUD, Jeune Résistance, L’Œuvre française, GRECE, Nouvelle droite ...

Nombre d’entre eux se déclarent racialistes (il s’agit de classer, de catégoriser les êtres humains en races différentes) ou ethno-différencialistes (les ethnies devraient être installées dans des régions indépendantes et surtout pas se mélanger : pas de société multiculturelle, c’est un facteur de décadence ).

Dès 2014, le Bloc Identitaire diffusait l’idée déjà présente au sein du Ku Klux Klan de « grand remplacement » (réactivée par Renaud Camus ) ou de « remigration ». Il en irait de la survie de notre peuple.

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Il existe d’autres « identitaires », dans des registres différents :

En France, jusqu’au début des années 2000, les « identitaires » se situaient quasi exclusivement à l’extrême droite de l’échiquier politique. D’autres sont apparus depuis : sur France Culture, Elisabeth Roudinesco (Historienne de la psychanalyse), Mathieu Bock-Côté (Sociologue, essayiste) font ce double constat, en forme d’alerte : le "politiquement correct" des USA (il ne faut pas heurter certaines catégories de personnes, en particulier les minorités), devenu Woke, est aujourd’hui hégémonique de l’université de Columbia à Berkeley, c’est-à-dire sur tous les campus outre atlantique. Une nouveauté : ce mouvement se propage en Europe.

La pensée woke : elle est née aux E.U., dans le contexte des luttes pour les droits des Noirs. Elle entend dénoncer des problématiques de justice sociale, les violences policières et le racisme. To wake. Le mot signifie : « se réveiller ». Il s’agit d’une incitation, pour chacun, à se mettre en éveil pour avoir davantage conscience des injustices qu’il subit ; ensuite, à partager ces injustices et à se mobiliser à ce sujet.

Lors d’un discours à l’université Oberlin, dans l’Ohio, en 1965, Martin Luther King, avait déjà exhorté les jeunes Américains à « rester éveillés » et à « être une génération engagée ». Après le meurtre de Michael Brown, à Ferguson, Missouri, le 9 août 2014, le mouvement Black Lives Matter va lui donner une tout autre dimension. D’autres sphères militantes s’étaient déjà emparées du mot pour dénoncer toutes formes d’injustices subies par les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques, religieuses ...

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Qu’en penser ?

Philippe d’Iribarne, anthropologue, directeur de recherche au CNRS, dans L’Express : "Les tenants du courant de pensée woke se présentent comme les défenseurs de tous les opprimés de la terre, femmes, « racisés », transgenres, homosexuels et autres ... En outre, ils affirment que tous ceux qui émettent la moindre réserve sur leur vision du monde appartiennent à un camp du mal qui refuse de reconnaître la souffrance des victimes."

S’y ajoute l’essentialisation  : La catégorie désignée est enfermée dans une vision où tous ses membres vivent l’injustice au même degré et de la même manière. Toute tentative d’intervention critique est reçue immédiatement comme une intrusion étrangère.

Une telle attitude mène à la cancel culture : la culture de l’annulation qui consiste à ostraciser de l’espace public toute personnalité dont un propos, ou une action, est considéré comme « offensant » à l’égard des minorités.

Dans "Les pièges de l’identité culturelle", Régis Meyran et Valéry Rasplus retournent leurs arguments :
« La réalité est infiniment plus complexe, (cf. Edgar Morin) tant il est difficile d’appréhender quelque culture que ce soit autrement que comme le produit de la combinaison d’influences multiples qui, loin d’être une atteinte ou une menace, constitue un formidable enrichissement réciproque. »

A noter : ces nouveaux mouvements se différencient des groupuscules d’extrême droite en ce sens qu’ils s’appuient prioritairement sur une rhétorique victimaire, une rhétorique de la souffrance.

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La mouvance décoloniale

Pierre-André Taguieff, le philosophe, en parle ainsi : « Pour cette mouvance, le racisme, qu’elle désigne comme « systémique », est l’héritage de la traite atlantique, du colonialisme, du capitalisme et de l’impérialisme du monde dit « occidental » ou « blanc ». S’en suit une « essentialisation des identités minoritaires, qui racialise les questions sociales et politiques, communautarismes exclusifs qui divisent et opposent les citoyens, instrumentalisations cyniques de minorités supposées victimes d’une imaginaire « République blanche », attaques contre la liberté d’expression, les libertés académiques et la laïcité… »

LDDV (LICRA) : La mouvance décoloniale est hétérogène. Les identitaristes indigénistes ont aujourd’hui plusieurs visages : d’un côté, celui d’une jeunesse issue de l’immigration, révoltée voire révolutionnaire, incarnée par la « figure diabolisée » d’Houria Boutedja (leader PIR, le Parti des indigènes de la République,) ou iconisée d’Assa Traoré (porte-parole du Comité vérité et justice pour Adama), et de l’autre, celui d’une bourgeoisie ethnique policée et donneuse de leçons incarnée notamment par la journaliste Rokhaya Diallo, la politologue Françoise Vergès ou l’angliciste Maboula Soumahoro.

Autres propos d’indigénistes : « L’homme blanc ne pourra jamais avoir raison contre une femme noire ou un arabe ». « L’homme blanc ne peut pas être antiraciste ». « On ne peut se mélanger avec quelqu’un qui n’est pas de son genre ou de sa « race », … (Ils prônent les réunions non mixtes ou réservées aux non-blancs).

Charles Coutel  : philosophe, directeur de l’Institut d’Etude des Faits Religieux
« Pour les « décoloniaux », l’école produirait volontairement des discriminations par le biais de la reproduction scolaire ; elle conduirait les enfants issus de l’immigration ou supposés comme tels, les enfants genrés et troublés ou supposés comme tels, les enfants issus de classes sociales défavorisées, vers l’échec scolaire et les défauts d’orientation par reproduction inconsciente du racisme colonial et par « clacissisme ». » Il va falloir, pour la mouvance décoloniale, déconstruire ce racisme scolaire et la « domination blanche ».

« Nos institutions culturelles, universitaires, scientifiques (sans compter nos collèges et lycées, fortement touchés) sont désormais ciblées par des attaques qui, sous couvert de dénoncer les discriminations d’origine « coloniale », cherchent à miner les principes de liberté d’expression et d’universalité hérités des Lumières. »

Le Point – extraits : "Racialistes, différentialistes, ségrégationnistes, ils vont ainsi jusqu’à invoquer le féminisme pour légitimer le port du voile, la laïcité pour légitimer leurs revendications religieuses et l’universalisme pour légitimer le communautarisme. Ils font passer leur idéologie pour vérité scientifique et discréditent leurs opposants en les taxant de racisme et d’islamophobie."

L’intersectionnalité :
C’est l’articulation de toutes les formes d’oppression que fait apparaître le mouvement woke, pour une mutation en combat politique, une « nouvelle convergence des luttes » pour certains. Je vous renvoie aux travaux de Karan Mersch qui montrent les contradictions que porte ce mouvement.

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Regardons ces données :

La première des choses à dire, c’est combien certains membres de ces groupes sont victimes de discriminations ; le constat en est fait chaque jour.

Il m’apparaît qu’au-delà du constat, c’est la REPONSE à cette injustice, à ces discriminations, qui pose question.

Pour y répondre, sur quoi s’appuyer ? Sur l’égalité de droit de notre modèle universaliste ou sur des revendications catégorielles ?

Les points d’appui des « identitaires » :
-  Le racialisme et le différentialisme : classer les êtres humains en races différentes et surtout pas les mélanger.
-  Une vision simplificatrice divisant le monde en deux catégories : les bourreaux et les victimes, (porteurs d’un statut qui se transmettrait de génération en génération !)
-  L’essentialisme : « Tous les ...s dans le même panier ». Qu’est-ce qui autorise quelqu’un à enfermer ainsi des personnes dans des catégories (femmes, musulmans, LGBT, … ) et à parler en leur nom … ?

Je pense que l’expression des différences, leur épanouissement, leur culture, trouvent toute leur place dans la loi de 1901. C’est lorsque nous entrons dans le champ des revendications, de la politique, qu’une difficulté apparaît : la règle actuelle y est l’égalité de droits et l’universalisme de toute décision, au nom du respect de l’autre.
Faudrait-il en changer ?

Que disent les textes ?
L’article 24 de la loi de 1881 punit ceux qui provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence contre des personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Plus précisément, que dit le code pénal ?
Aux termes de l’article 225-1, « constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques ...

N’est-ce pas suffisant ? Faudrait-il revisiter notre histoire à l’aune de ces revendications identitaires ? Notre modèle civilisationnel fondé sur les Lumières, les Droits de l’Homme, la liberté de conscience et l’égalité des droits, doit-il être remis en question ? La notion de citoyen doit-elle être évacuée ?

Deux exemples : Le sentiment d’inéquité est souvent mis en avant. Nous avons déjà vu combien ce sentiment était subjectif et ne permettait pas de résoudre les inégalités dans la durée. Cf. la tolérance et la loi

Les sciences sont dominées par les « mâles blancs » ! disent-ils. Les lois scientifiques sont indépendantes de l’identité des chercheurs et leurs découvertes sont valables pour l’humanité entière.

Faudrait-il transformer la société multiculturelle française en une société multiculturaliste dans laquelle la laïcité est parfois comparée à une forme de racisme par certains ?

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Pour conclure, provisoirement

Le « focus sur les identités entraîne des raccourcis », avait répondu Angela Davis. De complexes raccourcis, dirais-je ...

Nous assistons à l’importation d’un débat typique des USA sur les discriminations dans une société française portée par l’universalisme républicain.

Je me permettrais d’avoir une pensée pour une catégorie : nos compatriotes de confession musulmane : Quel mépris envers eux que d’imaginer qu’ils ne seraient pas aptes à percevoir l’émancipation que leur apporte, en tant que citoyens, la République et sa laïcité !

Laurent Bouvet (Printemps républicain)
« C’est aux minorités de s’adapter au commun. Nous sommes dans une société libre, ouverte et démocratique : il est même normal qu’on puisse y défendre toutes sortes de choses, même celles qui paraissent les plus scandaleuses. Mais ce n’est pas une raison pour autant pour succomber devant la moindre pression exercée dans le débat public par tel ou tel groupe qui profite de la démocratie et du pluralisme pour faire régner, intellectuellement, la terreur au nom d’une vérité qu’il prétend être le seul à détenir (religions).

Quand une minorité dicte la norme commune, c’est qu’il est déjà trop tard pour la démocratie. Tocqueville considérait que la démocratie présentait un risque de tyrannie de la majorité. Aujourd’hui, le risque, c’est une tyrannie des minorités. Or, la démocratie, c’est le combat contre la tyrannie, d’où qu’elle vienne. »

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Sources :

https://www.marianne.net/societe/trop-blanche-pour-interviewer-angela-davis-une-journaliste-belge-sous-protection-policiere

https://fr.wikipedia.org/wiki/Identité_(sciences_sociales)

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/09/23/quatre-questions-pour-cerner-les-debats-autour-du-terme-woke_6095681_4355770.html

https://www.lepoint.fr/politique/le-decolonialisme-une-strategie-hegemonique-l-appel-de-80-intellectuels-28-11-2018-2275104_20.php

https://www.jean-jaures.org/publication/radiographie-de-la-mouvance-decoloniale-entre-influence-culturelle-et-tentations-politiques/

https://decolonialisme.fr/?p=7981

Une fois de plus, la réunion a débordé largement du temps prévu : il a été débattu de Pétain et la carte d’identité, d’universalisme, de la loi Gayssot, du financement des groupes type Génération Identitaire ...